En novembre 2025, le Fonds mondial, principal bailleur de fonds de la riposte mondiale au VIH, à la tuberculose et au paludisme, tiendra sa huitième conférence de reconstitution, au cours de laquelle les pays donateurs prendront des engagements pour financer son travail vital et salvateur.
En amont de cette conférence, Médecins Sans Frontières (MSF) a publié un rapport fondé sur notre expérience auprès des communautés que nous servons. Ce rapport met en lumière les défis auxquels cette reconstitution est confrontée, notamment l’impact de la diminution du soutien des donateurs. Sans financement suffisant, il y aura des ruptures de stock d’antirétroviraux, d’antipaludiques et de médicaments contre la tuberculose, des personnes devront parcourir de longues distances pour finalement être refoulées aux dispensaires, les agents de santé communautaires ne seront pas rémunérés ou seront insuffisamment soutenus, et des activités essentielles de prévention seront négligées. Ces défis ne se limitent pas aux contextes dits « fragiles ». Les populations de pays disposant de systèmes de santé fonctionnels mais sous-financés en ressentiront également les conséquences.
Ce rapport s’appuie sur des constats issus du Burundi, de la République centrafricaine (RCA), de la République démocratique du Congo (RDC), de la Guinée, du Kenya, du Malawi, du Mali, du Mozambique, du Pakistan, des Philippines, du Soudan du Sud et du Soudan.
Les enjeux de cette reconstitution sont considérables. Le moment est venu de redoubler d’efforts — pour protéger les acquis et garantir un avenir où le VIH, la tuberculose et le paludisme ne menacent plus des millions de vies.